Les Sentiers de l’Utopie

 Posted by Kesh on 13 juillet 2011  Livres, Vidéos
juil 132011
 

Voici un livre qui nous a été recommandé par un lecteur du blog (merci Patrick !) et qui figure en bonne place dans ma “PAL”, comprenez ma pile de livres à lire. Voici ce qu’il nous en dit: “[...] un livre-film très intéressant et une vision assez pragmatique et “dans l’action” sur 11 “laboratoires d’une société postcapitaliste”. Beaucoup d’exemples donc de choses qui existent et parfois depuis longtemps. [...] une foule de liens et lectures sont cités dans le livre.

Le film qui l’accompagne semble également intéressant bien que peut-être un peu moins selon Patrick. On vous laisse juger grâce à la bande annonce (2’20”) :

“L’Utopie est à l’horizon : lorsque je fais deux pas, elle recule de deux pas. Je fais dix pas et elle est dix pas plus loin. Alors pour quoi l’Utopie ? Pour cela, pour marcher.”
Eduardo Galeano

“L’utopie, c’est nulle part”, la bande annonce insiste et Galeano confirme. Pour les transitionners, il est évident que l’utopie c’est également l’eutopie, soit “le lieu du bon”. Ce terme a été utilisé par Thomas More également et voici ce que wikipédia en dit :

“Si de ces deux mots, seul le premier passera à la postérité, ils n’en sont pas moins complémentaires pour décrire l’originalité de l’Utopia de More. En effet, cette œuvre a pour caractéristique d’être, d’une part, un récit de voyage et la description d’un lieu fictif (utopia) et, d’autre part, un projet d’établissement rationnel d’une société idéale (eutopia).”

A mettre sur votre wishlist donc… En attendant, vous trouverez ci dessous la version intégrale du film et avant ça, quelques mots glanés sur les blogs du film-livre (ici et ).

Bonne découverte !


À la fois récit de voyage et documentaire fictionnel, ce livre-film propose un périple réel et imaginaire, une exploration lancée à la découverte de formes de vie post-capitalistes.

Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post- capitalistes. Ils n’étaient pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme.

Les Sentiers de l’Utopie sont ces chemins tracés par de réalistes rêveurs, des idéalistes lucides dont la vision d’un monde meilleur n’est pas projetée dans un inatteignable avenir, mais créée chaque jour, ici et maintenant. Ces chemins ne sont pas des autoroutes crevant les forêts pour arriver plus vite et en ligne droite à une destination décidée à l’avance… ce sont des passages suivant les contours des vallées, longeant les rivières et les désirs de ceux qui les construisent.

Au sein d’une société obsédée par le profit et la consommation, s’autodétruisant sous la menace du chaos climatique et des coups de boutoir du néolibéralisme contre tout et tous ceux qui lui résistent, les Sentiers de l’Utopie nous emmènent vers des îlots d’espoir : des projets quasiment invisibles car noyés sous le pessimisme  ambiant… mais vivaces.
Les Sentiers de l’Utopie c’est une exploration de projets,  petits ou grands, modestes ou ambitieux, récents ou plus anciens, offrant un registre d’alternatives au système capitaliste.

Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d’un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d’une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes.

De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l’ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d’un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l’Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d’autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd’hui.

Voici le film “Les sentiers de l’Utopie” (1h48):

VN:F [1.9.11_1134]
Votez pour cet article:
Rating: 0.0/3 (0 votes cast)

 Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

   
Photos par Pedro CorreaSite de réflexion sur la transition post-capitalisteSuffusion theme by Sayontan Sinha