nov 182011
 

Rob Hopkins, initiateur du mouvement des Villes en Transition, nous présente dans cette vidéo les raisons principales qui l’ont poussé à étudier et développer le concept de résilience. La première raison est l’imminence du pic pétrolier (qui aurait déjà eu lieu en 2006 selon l’Agence Internationale de l’Energie dans son rapport WEO de 2010) qui va sonner la fin de l’ère de l’énergie presque gratuite et ainsi nous obliger à revoir les fondements de notre société de croissance matérielle. La deuxième raison est le changement climatique contre lequel nos sociétés se montrent bien impuissantes. L’élément central de l’approche d’Hopkins est la résilience, soit la capacité d’un système à absorber un choc sans en souffrir, voire en en ressortant plus fort. Le manque de résilience de nos communautés actuelles combiné aux chocs à venir (énergiques, économiques, écologiques, sanitaires, …) a motivé Hopkins à développer une véritable méthode, très pragmatique, qui fait de plus en plus d’émules à travers le monde. Cette méthode est traduite en français sous le titre “Manuel de Transition”. Elle se présente en trois grands chapitres :

  • La tête ; où l’on découvre ce que sont le pic pétrolier et le réchauffement climatique, comment la situation peut évoluer, ce qu’en pensent les experts, …
  • Le cœur ; où l’on découvre comment appliquer la psychologie du changement à l’échelle d’une communauté, comment le traitement des dépendances (aux drogues par exemple) peut nous enseigner des méthodes efficaces à réutiliser pour traiter la dépendance au pétrole de nos sociétés, …
  • Les mains ; où l’on découvre les 12 étapes conseillées pour mettre en place une initiative de transition dans sa localité, avec outils, conseils et retours d’expérience, …

Un point spécifique de l’approche qui m’a personnellement interpellé est cette voie du milieu qu’a choisi Hopkins. Le travail ne se centre ni sur l’individu, ni sur la nation, mais sur la communauté locale. Ce point précis est très innovateur par rapport aux démarches plus traditionnelles. Un autre point fort est le ton très positif du discours, utilisant au minimum la corde alarmiste pour centrer l’attention sur le potentiel créatif des collectifs d’individus. Pour conclure, je vous propose ce passage de la vidéo qui résume bien la vision positive du futur que Rob Hopkins nous propose:

Personnellement, je suis extrêmement reconnaissant d’avoir vécu l’ère du pétrole bon marché. J’ai été incroyablement chanceux, nous avons tous été incroyablement chanceux. Mais reconnaissons ce qu’elle nous a apporté et allons de l’avant. Si nous nous accrochons à elle et si nous continuons à supposer qu’elle pourra être à la base de nos choix, l’avenir qu’elle nous présente est totalement ingérable. Et en appréciant et abandonnant tout ce que le pétrole a fait pour nous, tout ce que l’ère du pétrole a fait pour nous, nous pourrons commencer à créer un monde plus résilient, plus nourrissant, et dans lequel nous nous trouverons plus capables, plus talentueux et plus proches les uns des autres.

Et voici la video (sous-titres français):

Video Rob Hopkins

Video Rob Hopkins - Ted 2009

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